Jules Supervielle – Tiges

Publié le par Patrick Chabannes

Jules Supervielle (1884-1960), Tiges in Gravitation (1925 - Edition définitive 1935)

La légèreté, l'extraordinaire simplicité des images poétiques. Ecoutez-vous parler, songer...

Que pouvez-vous pour gauchir la destinée?

TIGES

Un peuplier sous les étoiles

Que peut-il.

Et l’oiseau dans le peuplier

Rêvant, la tête sous l’exil

Tout proche et lointain de ses ailes,

Dans leur alliance confuse

De feuillages et de plumes

Que peuvent-ils pour gauchir la destinée.

Le silence les protège

Et le cercle de l’oubli

Jusqu’au moment où se lèvent

Le soleil, les souvenirs.

Alors l’oiseau de son bec

Coupe en lui le fil du songe

Et l’arbre déroule l’ombre

Qui va le garder tout le jour.

In Gravitations – 1925 Jules Supervielle (1884-1960)

Relire Matins du monde

Lectori salutem, Pikkendorff

Publié dans poésie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article