Jean Diwo - Demoiselles des Lumières

Publié le par Patrick Chabannes

Jean Diwo - Demoiselles des Lumières

La fin des années 1730. Le Grand Siècle, le Siècle des Lumières. Les trajectoires de deux demoiselles exceptionnelles, demoiselles des Lumières, qui du couvent des Ursulines de Poissy surent conquérir le respect et développer des influences qui marquèrent leur époque.

C’est un magnifique livre d’histoire écrit par un conteur. Au beau milieu des 350 pages, l’on se prend à penser : Mais ou est l’intrique ? D’intrigue, lecteur, ne cherche pas. Le sujet est l’H(h)istoire. Cette Histoire du XVII où les évènements se déroulent à une vitesse vertigineuse contrôlée avec talent par Jean Diwo. Simplicité, clarté, érudition discrète, justesse de ton, Jean Diwo est un maître pour celui qui veut découvrir l’Histoire de notre pays.

Qui sont ces femmes ? Agnès d’Estreville et Mme de Pompadour. Toutes deux brillantes, belles, intelligentes, combattantes. Jean Diwo trace leurs chemins pour la première, passionnée d’astronomie et de calculs, celui du Salon de Mme Geoffrin, des Encyclopédistes, des artistes, poètes, philosophes, mathématiciens, astronomes aux noms restés célèbres tels d’Alembert, Rousseau, Montesquieu, Grimm, Boucher, Fragonard ou Clairaut et bien sur Voltaire…pour la seconde l’improbable de Melle Poisson devenue Mme de Pompadour celui du Pouvoir aux cotés du Soleil protégeant activement les Lumières, ces esprits cultivés, passionnés et talentueux.

Des salons ˝Le bon usage, l’élégance du discours comme de la mise sont pour moi les garants d’une liberté absolue de parole. Provoquons, mais avec esprit, disputons, mais sans gravité, médisons, mais avec finesse, enfin, pardonnons la licence pourvu qu’elle s’exprime avec délicatesse.”

Des distances. En déplacement ces dames parcouraient 17 lieues en 9 heures soit un peu plus de 6 Km/h de moyenne. Patience et longueur de temps !

Le livre s’achève sur ces Lumières qui allumèrent le Siècle s’éteignant progressivement à la suite de Mme de Pompadour laissant la place à leurs fils…

Merci à mon amie Véro à qui revient le choix de lecture.

Lectori salutem, Pikkendorff

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