Gilles Azzopardi – Manuel de maîtrise de soi

Publié le par Patrick Chabannes

Gilles Azzopardi – Manuel de maîtrise de soi

Dans cet ouvrage, compilation des interventions, articles et tests donnés aux magazines féminins et business grands consommateur de psychologie à consommer entre midi et deux, Gilles Azzopardi gâche son talent et notre temps.

Comment expliquer autrement l’incroyable copier/coller de l’introduction des chapitres 3 (p43) et 16 (p185) qui prouve à lui seul le manque de travail de l’auteur et de l’éditeur.

Nous avons le droit à des références comme :

  • Page 8 – “Nous vivons dans une société d’extrême violence psychologique. Des rats mis dans les mêmes conditions de stress que nous (l’expérience a été faite) meurent en trois jours”
  • Page 15 - “une étude en psychologie sociale a montré que…
  • Page 54 - “De même, dans une nursery, les enfants privés de leur mère présentent une sensibilité accrue aux infections banales (37% de mortalité contre zéro décès).

Et puis rien! Pas de suite, pas de référence, rien.

Et quand l’auteur nous gratifie d’une référence il s’agit la plupart du temps d’une revue qui a repris une étude universitaire ou scientifique sans autre précision utile.

La présentation est typique des magazines. Intertitre accrocheur, texte rapidement lu et on passe au chapitre suivant.

32 chapitres, 32 questionnaires avec l’analyse de vos nombre de triangle, carré, etc…constituant 75% de la matière du manuel suivis par de quelques pages d’explication convenue.

Bibliographie Vous ne trouverez en aucune façon de précision sur les références, date/numéro de revue, origine des articles universitaire…

Je crois en le rôle de l’éditeur qui doit savoir refuser un ouvrage et de l’auteur qui y apporte sa valeur. First Edition pourrait prendre exemple sur l’éditeur Hetzel qui a su refuser à Jules Verne le manuscrit Paris au XXème siècle car celui-ci n’était pas digne du talent montré dans les deux ouvrages précédents.

Je déconseille fortement la dépense de 20€ pour un travail aussi superficiel.

Lectori salutem, Nathan

Publié dans conscience

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