Abha Dawesar – L’Inde en héritage

Publié le par Patrick Chabannes

Abha Dawesar – L’Inde en héritage

Images de la vie quotidienne de la classe moyenne de la plus grande démocratie du monde. Remercions Laurence Videloup pour sa très agréable traduction servant l’écriture simple et facile d’Abha Dawesar. Ce brûlot est une charge contre la corruption de la société à commencer par les castes dirigeantes jusqu’au moindre fonctionnaire. Ce pamphlet s’adresse d’abord aux indigènes et son succès témoigne d’une vérité inconnue de l’européen qui lui, malheureusement, ne peut hiérarchiser et relativiser ces données qui s’ancrent probablement dans une culture et une histoire.

C’est par le petit bout de la lorgnette, le regard d’un enfant, que Abha Dawesar observe la vie quotidienne d’une famille de jeunes médecins. Les sujets défilent au gré des évènements quotidiens, les femmes et le mariage, l’hygiène, les autorités et le Parti. L’honnêteté de ton est troublante. Il faudra chercher l’espoir distillé de-ci, delà comme cette fonctionnaire honnête, ce mariage d’amour, la presse et tout de même la démocratie.

Nos pratiques politiques et économiques doivent nous éviter de porter un jugement sur l’Inde.

Ce pamphlet a connu un grand succès de librairie en Inde, il vaut de la part d’un Européen, un regard, une lecture, une attention.

Extraits

“Dans certaines régions moins développées que la capitale, des jeunes couples sont parfois assassinées car ils ont commis le péché d’avoir eux-mêmes choisi leur partenaire.”

“Il n’est pas rare, dans bon nombre d’écoles publiques, que les enseignants ne soient présents qu’une fois par mois. Fonctionnaires, on ne peut les licencier, et puis les bureaucrates du ministère qui techniquement surveillent les écoles, eux non plus ne sont guère visible à leur poste. Dans le privé, c’est une autre histoire, les professeurs sont si contents d’avoir un emploi qu’ils acceptent de signer des contrats de travail de huit mille mensuel quand en réalité ils n’en touchent que cinq.”

“Elle habite un pays qui tire fierté de sa maitrise des chiffres, de ses docteurs et ingénieurs à l’esprit scientifique, de sa part dans la croissance de l’économie mondiale grâce à la qualité de ses écoles professionnelles. Bien sur, ce pays est surpeuplé, est comme le souligne fort justement l’éditorial du journal, ses maux sont multiples : illettrisme, pauvreté, santé précaire. Mais l’heure est au changement et à l’espoir.”

Lectori salutem, Nathan

Publié dans romans, voyage

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