Ravalec – Cantique de la racaille 2

Publié le par Patrick Chabannes

Ravalec – Cantique de la racaille 2

Cantique de la racaille ou le chant crépusculaire d’un monde. Roman absurde d’un voyou, Gaston, à la croisée des mondes, de la prison au chobize, des hommes d’affaires aux scientifiques mégalos. Des Mondes qui se croisent mais ne se voient pas.

Une aventure, une histoire éveillant la curiosité. Mythomane manipulé ou voyou manipulateur, Gaston comme Ravalec m’intriguent avec ce roman décrivant l’état de décrépitude du monde contemporain, mettant à bas sa représentation imagée ou littéraire au profit de sa vulgarité jusque dans le style souvent lourd et fautif comme les discours politiques, les propos du chobize pensant, les commentaires des journalistes sportifs sans toutefois pouvoir égaler la vulgarité du journal télévisé.

Mais, à contrario d’autres écrivains du courant réaliste comme Virginie Despentes (la grossièreté) ou Amélie Nothomb (le style simplet), Ravalec semble se forcer à mal écrire. “Le métro me semble aussi pire qu’il y a quinze ans” : le pléonasme est trop gros ! “Nous retournons place de Clichy- je dois récupérer mes affaires et je voudrai prendre une douche avant mon train, vu que je dois être au CDD avant dix-sept heures. Une fois chez elle, je me déshabille et je vais dans la salle de bain, en laissant mes affaires dans la pièce, et quand je ressors, elle est toute bizarre…” : Cette copie de CM² ne peut rapporter plus d’un 8/20.. Pour éviter les grossièretés sur les rapports sexuels, la réalité est remplacée par des acronymes et je ne compte pas non plus le nombre de fautes de français, d’accords de participe etc….pour croire à un simple hasard.

Monsieur Ravalec, je conserve l’impression, que vous écrivez contre nature, qu’au fil de ces 430 pages d’une histoire complexe et intéressante, vous tendez un lumignon tel une “tentative pour ramener un semblant de beauté dans l’histoire qui devient presque absurde génère une virgule bizarre, une partie de moi ce demande ce que je fabrique là.”

Si ce n’est déjà fait, un jour, sous un pseudonyme, sans penser au succès, vous publierez un roman, un essai avec vos tripes, votre style, votre réel talent. J’aimerai alors tenir cet ouvrage entre les mains.

Pour l’instant, je ne peux conseiller ce livre à la lecture. Les solécismes et autres fautes de style sont trop nombreux. La littérature doit élever le lecteur et non l’inverse.

Merci à BOB pour cette lecture

Lectori salutem, Patrick

Publié dans romans

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