ANDRAS FERRIS – URBAN MASSAÏ

Publié le par Patrick Chabannes

ANDRAS FERRIS – URBAN MASSAÏ

Après 70 pages d’une prose de lycéen de terminale et d’un florilège de vulgarités, je lâche la copie d’Andreas Ferris et reste médusé devant une telle médiocrité.

70 pages d’émois d’un adolescent découvrant son zizi et se faisant dépuceler par la voisine écrites sans émotion et sans talent.

Combien d’écrivains, depuis le XIIIème siècle et l’amour courtois, ont rivalisé de talent dans la description de la chose pour en arriver au style réaliste et sans saveur des Despentes et consorts ?

Laissons de coté la pauvreté du style et sa grossièreté, il est surprenant qu’à aucun moment ce livre ne puisse renouveler notre vision de la banlieue comme le promet la 4ème de couv’. Il se contente d’aligner les clichés faciles de rebelle estampillé Canal+ : le vilain prêtre pédophile, le syndicaliste borné, le pov’ petit jeune, et les vilains trafiquants…Rien sur les mouvements d’argent et de drogue de la Zone à l’élite politico-médiatique, pas plus sur les partages de territoires entre l’état et les criminels.

Bref rien sur la réalité. Tout en idées préfabriquées.

Ce livre fut sélectionné pour le Prix Méditerranée des Lycéens 2009, un petit cercle d’intellos et de petits barons locaux s’arrogeant le droit de sélectionner, à l’attention des classes de seconde de tous les lycées publics et privés du Languedoc-Roussillon, cinq ouvrages avec au final moins de 40 lecteurs !

Le Président du Jury, André Brincourt, est Président du Renaudot qui a couronné Despentes, militant de la sous-culture.

Le Prix Méditerranée ou comment la soi-disant élite des Brincourt et consorts rabaisse la jeunesse vers ses instincts primitifs.

J’ai eu l’habitude finir religieusement un livre, mais en vieillissant je m’engage de moins en moins à finir quelque chose que je n’aime pas. Il y a tant de livres et si peu de temps !”

In interview de RJ Ellory par Madame Charlotte en Novembre 2010.

Sur simple demande, j’envoie ce livre à tout curieux de la sous-culture occidentale.

Lectori salutem, Pikkendorff

Publié dans Thriller

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