PHILIPPE PLET – BABEL ET LE CULTE DU BONHEUR

Publié le par Patrick Chabannes

PHILIPPE PLET – BABEL ET LE CULTE DU BONHEUR

"*La principale caractéristique de l’homme de masse n’est pas la brutalité ou le retard mental, mais l’isolement et le manque de rapports sociaux normaux."

Et si la mondialisation de la modernité était le signe de la fin des Temps. Très intéressant, dérangeant et éclairant essai philosophique, et théologique, sur le thème de la fin du monde, enfin d’un monde ou de notre monde, avec comme clef de lecture l’Apocalypse de Saint Jean et comme certitude la foi chrétienne.

A l’image de Babel la grande prostituée, le Modernisme, connu aussi comme la civilisation messianique libérale hédoniste matérialiste occidentale, le Modernisme, donc, dans sa forme mondialisée porte-t-il en lui les signes de sa fin ?

Est-il vraiment un sommet de l’histoire humaine ? Cherchons les signes, ou fléaux, de la fin des temps de cette modernité mondialisée qui a fait Roi le relativisme altérant en leur cœur même la philosophie et l’art dans leur rapport avec la vérité, donc le réel et par là de l’homme avec lui-même.

Des questions seront posées, des croyances mises à terre, des certitudes démasquées, quelle dose de vérité êtes-vous prêts à accepter ?

" Le monde n’a pas été créé pour subsister en lui-même éternellement. Il est en revanche le milieu vital d’une expérience spirituelle qui dépasse les limites de la matière : la recherche de Dieu. Vous serez nombreux à considérer ce point de vue restrictif. La spiritualité n’est pas limitée à la recherche de Dieu ou d’un Dieu. Elle est la recherche d’une transcendance, d’une part de soi hors de soi."

Religieux, de la Congrégation des Passionistes, Philippe Plet utilise évidemment une grille de lecture donnant pour certaine l’œuvre du Dieu chrétien. Toutefois l’honnête homme capable d’une lecture spirituelle, le sympathique bouddhiste ou le non moins charmant philosophe anar de droite profiteront des profondes analyses de Philippe Plet.

Avec une grande science du texte, Philippe Plet médite le monde et l’Apocalypse de St Jean avec l’ambition d’extraire du texte théologique, marqué par le combat historique contre les adversaires des Chrétiens, une vision philosophique ou sociale. Ce brillant exercice me laisse perplexe. Comment éviter de sur-interpréter des textes écrits pas des hommes il y a 2 000 ans en les sortant de leur contexte pour les faire entrer dans le nôtre ? Je crains qu’Henri Bergson dans son Essai sur le possible et le rée, n’ait posé les limites de l’exercice. “Comme ne pas voir que si l’évènement s’explique toujours, après coup, par tels ou tels des évènements antécédents, un évènement tout différent se serait aussi bien expliqué, dans les mêmes circonstances, par des antécédents autrement choisis – que dis-je ? – par les mêmes antécédents autrement découpés, autrement distribués, autrement aperçus enfin par l’attention prospective. D’avant en arrière se poursuit un remodelage constant du passé par le présent, et de la cause par l’effet ! ”

Sans entrer dans les détails, autant les exemples pris dans la vie du monde font souvent sourire, autant Philippe Plet porte une exigence de vérité et de profondeur sur ce qui fait l’homme.

De la mondialisation de la modernité comme sommet de l’histoire humaine

Pour ma part il me semble présomptueux d’attacher tant d’importance à ce moment de l’histoire des hommes. L’idée de la mondialisation de la modernité ne peut être qu’un point de vue déformé par sa mort au monde nouveau de l’occidental sous antidépresseurs et en surpoids chronique, syndrome de la question existentielle non-posée par les morts de 1918 achevés en 45, de son éradication définitive mais encore passée inaperçue.

Ne perdez pas votre temps, écoutez Philippe Plet.

Radio Courtoisie, samedi 29 septembre 2012 : www.philippe-plet.org/auteur/ressources audio/

PHILIPPE PLET – BABEL ET LE CULTE DU BONHEUR

Site à propos de l’auteur http://www.philippe-plet.org/

Site personnel de l’auteur http://pletpassio.wordpress.com/

Merci à Babelio et aux éditions Salvator

Citation en exergue : Hannah Arendt in Les Origines du totalitarisme : le système totalitaire, Paris, 1995, p39

Edition Salvator, 20€, Août 2012, 225 pages

Lectori salutem, Patrick

Publié dans conscience

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