TOM ROB SMITH – AGENT 6

Publié le par Patrick Chabannes

TOM ROB SMITH – AGENT 6

“Tout, en Union soviétique, est jugé d’un point de vue non pas moral, mais politique.”

Troisième livre de Tob Rob Smith. Là où Enfant 44 (Child 44) use d’une enquête criminelle menée par Leo Demidov pour décrire, habilement, les ressorts psychologiques des prisonniers d’une société totalitaire et idéale et où Kolyma (The secret speech), suite immédiate du premier, met notre héros dans des situations inconfortables provoquées par la disparition de Staline, Agent 6 (Agent 6) achève la trilogie en se superposant aux deux premiers ouvrages.

1950, agent du KGB, héros de guerre, Léo Demidov accompagne dans les rues de Moscou un idiot utile américain venu se rendre compte de la réalité de son rêve sur la moskova. Jesse Austin, citoyen américain, chanteur, noir et communiste. Le FBI, et l’agent Jim Yates en tête, lui feront payer ce choix.

1965, Leo Damidov, marié à la belle Raïssa, père de deux filles, est mis à l’index pour avoir quitté le service. Raïssa et ses filles se rendent, sans lui, à New-York au plus fort de la guerre froide pour donner un concert à l’ONU. Jim Yates veille toujours. “Raïssa aperçut un petit groupe d’hommes à l’écart, en costume, les mains dans l’époque, le visage hostile. Même s’ils n’arboraient ni un insigne ni arme à feu, elle sut qu’ils appartenaient aux services secrets américains.”

Jesse Austin est abattu à la sortie de la représentation devant les caméras du monde entier. Raïssa est accusée du crime. Jim Yates est aux premières loges. Leo est à Moscou.

La vengeance va nous entraîner à Kaboul au tournant des années 1979 et 80. Plus de deux cents excellentes pages nous plongent dans cette dernière guerre impérialiste soviétique avec un Léo pris entre les méchants et les pas gentils.

Le roman se lit vite ; la traduction de France Camus-Pichon est excellente ; le travail de documentation est imposant ; la descente dans les milieux communistes américains, la haine du FBI pour les Rouges, et surtout la guerre en Afghanistan offrent de belles et plaisantes soirées de lecture.

Lire un entretien avec Rob Smith

NB Curiosité d’impression : la page 135 perdue se retrouve après la page 139...

NB Agacement : Un quatrième de couverture trop bavard

Lecture en service presse grâce à BABELIO : Belfond Noir, 517 pages, 2013, 22,50€

Lectori salutem, Patrick

Publié dans Thriller, histoire

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