MAREK HALTER – KHADIJA, LES FEMMES DE L’ISLAM 1

Publié le par Patrick Chabannes

MAREK HALTER – KHADIJA, LES FEMMES DE L’ISLAM 1

"Tu es la saïda Khadija bint Kwowaylid, maitresse de ta maisonnée et de ta richesse, certes mais tu es une femme. Tes oreilles ne sont pas plus faites pour les rouleaux de mémoire que ta bouche pour les décisions de la mâla. C’est ainsi."
Le livre de trop pour le prolifique conteur ? Si l’on retrouve ici la facilité de plume de Market Halter, nous sommes très loin de la qualité de ces précédents romans telle que la Reine de Saba. Verbeux, sentimental, long et vide mais vide…Ce qui aurait pu être un roman historique n’est au final qu’une historiette à l’intention du public féminin qui est, rappelons-le, le premier lectorat de France.

Si Khadija démontre une attachante personnalité fort indépendante et capable de mener ses affaires sans avoir besoin d’un homme, il est étonnant qu’après son mariage avec Mahomet elle se transforme en reproductrice admirative de son mâle.

De son coté Mahomet, élevé au rang de puissant local par son mariage voit sa femme avec les yeux d’un occidental contemporain. Instruit de la religion juive et chrétienne, c’est après la grande peste et la mort de son fils que, perclus de douleur, il mit fin au culte de Al’Lat, Hobal et autres dieux locaux. Puis il se rendit dans le désert où lui apparaitra l’Archange Gabriel, promu rédacteur du code civil de la Ka’ba (La Mecque).

Curieux tout de même que 600 ans après la révélation christique sur la dignité de l’homme, Mahomet n’entendit de la part de l’Archange Gabriel sous le soleil du désert qu’un code civil régressif par rapport à l’étape précédente notamment en permettant l’esclavage et en restreignant le droit des femmes. Mais où donc est l’influence de Khadija ? Qu’est devenu sa lecture si moderne de la femme ?

Il s’agit d’un premier tome de la trilogie sur les femmes en Islam. Evitons donc de dépenser plus de 40€ pour lire les volumes suivants

Robert Laffont, 2014, 354 pages délayées pour tout de même 21,50€

Lectori salutem, Patrick

Publié dans histoire

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