HUGH LAURIE – TOUT EST SOUS CONTROLE

Publié le par Patrick Chabannes

HUGH LAURIE – TOUT EST SOUS CONTROLE

"Je badinais évidemment. Vu les circonstances, je me sentais autorisé à badiner un peu. On m’avait tapé dessus, tiré dessus, renversé à moto, enfermé, menti, menacé, fait l’amour, méprisé, forcé à tiré sur des gens que je ne connaissais pas."
Thomas Lang , pris en tenaille entre la CIA, la police britannique, les marchands d’armes et une belle blonde, victime de passages à tabac, de chantage, de plomb dans l’épaule aura bien besoin du mépris de la mort offert par l’humour british.

Loin des machines à écrire du thriller américain formaté, voilà un auteur à la patte personnelle dotée d’un humour de potache qui, pour être déstabilisant au début, offre une respiration et un rythme particulier au lecteur habitué à d’énergiques écritures emportant l’œil de page en page. La terreur offre d’étonnantes perspectives de carrière pour les jeunes aujourd’hui. Promotions assurées, voyages autour du monde, notes de frais, retraite à quarante ans. J’aurai un fils, je lui conseillerai soit le droit, soit le terrorisme.

Hugh Laurie, aujourd’hui connu pour être Dr House dans série que seuls les aveugles ou les grands lecteurs n’auront pas vus, au sein d’un roman avec de vrais méchants au col blanc, dénonce les Gun Seller avec un humour tout britannique fait de dérision et d’ironie. Thomas Lang à l’hôpital : Où en étais-je pour commencer ? Pourquoi me trouvais-je sur le trajet de balles tirées par des gens que je ne connaissais pas, pour des raisons que je ne comprenais pas ? Qu’est-ce qui m’attendais ensuite ? Pourquoi les mots croisés étaient-ils inachevés ? Les patients avaient-ils été guéris ou étaient-ils morts avant d’en venir à bout ? Les avait-on hospitalisés pour leur retirer la moitié du cerveau ? Dans ce cas, le chirurgien était-il compétent ?

Une critique? L'on se perd dans les personnages, l'enchaînement des scènes est parfois confus et 300 pages d'humour potache sur 425 peut lasser...

Une pensée pour Jean-Luc Piningre qui a su rendre l’ambiance proposée par l’auteur.

Paru en 1996 sous le titre Gun Seller

Sonatine éditions, Points, 2009, 425 pages, trouvé dans une brocante.

Lectori salutem, Patrick

Publié dans Polar

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