Peter May – La trilogie écossaise

Publié le par Patrick Chabannes

Peter May – La trilogie écossaise

"La plus part des gens passent leur vie sans jamais savoir ce qui se cache sous les pierres sur lesquels ils marchent. Les flics passent la leur à soulever ces pierres et à affronter ce qu’ils y trouvent"

Coup de cœur, audace ou instinct, le Rouergue Noir a eu le nez fin en éditant ce polar refusé par ses confrères britanniques. Et c’est à cet éditeur français que nous devons ces 1 000 pages de promenade écossaise, sur l’Île Lewis, la plus septentrionale des îles Hébrides, dernier bastion de la langue gaëlique, tout là-bas à l’ouest de l’ouest, à un pas de vague des Amériques.

L’Île des chasseurs d’oiseaux, L’homme de Lewis et le braconnier du lac perdu, trois mystères très britanniques, trois romans qui se lisent d’une traite portés qu’ils sont par des personnages attachants, sur cette terre si proche et si différente.

Le Peter May écrivain qui nous a conquis avec certains titres de son cycle de polars chinois, avait dans les années 90 passé cinq années de tournage d’une série en gaëlique sur ces terres de tempêtes et de solitude. Il en tirera l’inspiration pour le premier volet, L’Île des chasseurs d’oiseaux. Sur l’impulsion de son éditeur il développa les personnages au long des trois ouvrages qui collectionnèrent prix et louanges et fut vendu à 1 million d’exemplaires outre-manche.

A l’occasion d’un enquête, L’inspecteur Finlay retourne sur la terre de son enfance, cette terre de tourbières, aux jours de soleil inattendus, aux orages soudains, aux églises moyenâgeuses, fragmentées et dominatrices, à la domination anglaise et à la mère sauvage battant les plus vieux rochers du monde.

De belles soirées de lecture pour les amateurs de policier et de promenades immobiles. Si vous aimez les polars qui claquent, de ces tourne-page au rythme endiablé comme Grangé ou Lemaitre, passez votre chemin. Chez Peter May, l'on prend son temps. L'intrigue est prétexte au voyage.

Le Rouergue noir, 2014. Les romans parus séparément en 2009, 11 et 12 sous les titres originaux The blackhouse, The lewis man, The chessmen. 1 000 pages, 27€ seulement ! La somme ne paierait pas votre taxi jusqu’à Roissy CDG !

Lectori salutem, Pikkendorff

Publié dans Polar

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