James Ellroy - American tabloïd

Publié le par Patrick Chabannes

James Ellroy - American tabloïd

"Ouvrons grand les bras à des hommes mauvais et au prix qu’ils ont payé pour définir leur époque en secret. A eux."

L’Amérique n’a jamais été innocente. Et James Ellroy de jeter la lumière sur les flics pourris, les artistes de l’extorsion et du chantage, les rois du mouchard téléphonique, les soldats de fortune, des amuseurs publics pédés, sur ces hommes qui accompagnèrent l’ascension et facilitèrent la chute de J.F. Kennedy.

Novembre 1958 à Novembre 1963, premier volet de la trilogie, cinq années depuis la révolution castriste à Dallas. Cinq années de coups tordus, de fric, de sang et de sexe. La fresque semble impossible à peindre et pourtant, James Ellroy arrive à densifier l’impossible, à accélérer le temps, à entrer dans les détails en offrant le panorama d’ensemble. Alors pour ce voyage en Amérique, disons merci à l’écrivain et saluons la traduction de Freddy Michalski.

Retrouvez les acteurs connus ou moins illustres : John Edgard Hoover et son FBI luttant contre les communistes en s’alliant avec la Mafia ou en soutenant Jimmy Hoffa.
Les intérêts croisés entre la Cosa Nostra de Sam Giacana et avec Jimmy Hoffa le patron du syndicat des transporteurs.

La lutte contre la révolution castriste (1959) voit s’allier le crime organisé, Santos Trafficante, fâché d’avoir perdu ses casinos et la CIA à court de ressources. Drogue et CIA…finissant par la trahison de J.F Kennedy de la baie des Cochons (Avril 1961),

Et Bobby Kennedy, l’idéaliste aux mains propres, lutte contre le crime organisé avec son Comité McClellan tandis que Joe, son père, paye la campagne de son frère avec l’argent blanchi auprès de Hoffa et de la Cosa Nostra.

N’oublions pas le fond socio-politique avec les communistes, le Ku Klux Klan et la lutte pour les droits civiques et la campagne présidentielle de 1960.

La violence nécessaire est administrée définitivement par des hommes de main, des idéalistes, des soldats perdus ou des tueurs à gages tels Pete Bondurant, Kemper Boyd, ou War J. Littell

L’ascension et la chute de JFK, le fric, la gueule, la poigne et la fesse.

Payot édition Poche, 1997, 770 pages,

Lectori salute, Pikkendorff

Publié dans histoire, romans

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