Madga Szabò – La porte

Publié le par Patrick Chabannes

"Qu’elles viennent donc de temps en temps, ces Érinyes aux bottes sanitaires transformées en cothurnes, au masque tragique sous le bonnet d’infirmier, qu’elles montent la garde autour de mon lit, brandissant les épées à double tranchant que sont mes rêves."

La narration de la complexe relation entre deux femmes, la narratrice de la haute société et la concierge, Émérence ; séparées par leur passé, attirées par leurs différences, luttant contre la solitude du présent ou de l’oubli. Que cache la porte toujours close d’Émérence ?

L’attentif lecteur saura ouvrir la porte de ce magnifique ouvrage que mérite votre bibliothèque.  

J’avais découvert Magda Szabò, cette figure majeure de la littérature hongroise, en ouvrant les pages de L’Instant La Cruséïde dont je disais : Un chant, une musique envoutante, une poésie épique servie par une magnifique traduction de Chantal Philippe. Il ne m’est que de songer à ce rhapsode en écrivant ces quelques lignes pour sentir mon cœur et mon âme vibrer sous l’emprise de l’émotion. L’aède Magda a sacrifié à Clio en laissant une part de son âme en ces lignes divines".

Titre original Az Ajtò, 1987, traduit du hongrois par Chantal Philippe pour les éditions Viviane Hamy en 2003.

Le Livre de poche, 2017, 344 pages de littérature pour tout petit 7,90€

Lectori salutem, Pikkendorff

Publié dans Littérature

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article