Virginie Despentes – Vernon Subutex Tome 1

Publié le par Patrick Chabannes

« C’est le problème quand les meufs s’enferment dans un dialogue privé avec d’autres meufs, elles arrivent à des conclusions qui échappent à tout bon sens, et qu’on aille pas prétendre qu’il n’y a pas là, au fond, une profonde hostilité envers la libido masculine. »

Décapant ! Mise à nu de notre monde sans avertissement préalable. Un rythme saccadé, des opinions sans retenue, saisissent le lecteur parfois jusqu’au dégout mais jamais dans l’indifférence. Le thème ? Ils vécurent les années 70 et 80, le vinyle et l’amour facile. Comment survivraient-ils dans ces années 2000 névrosées et liberticides ?

« Les jeunes meufs la dépriment souvent, avec leur look de mormones ou leur voile à la con. Elle est chiante cette génération. Vivement qu’ils meurent tous de la sécheresse.»  

 

Un roman, une fiction, un essai, une fulgurance. Une conversation acerbe sur le monde sans ses artifices et avec sa vulgarité, ses névroses, ses mensonges. Et comme dit Virginie Despentes : Si la conversation n’est pas acerbe, on serait bien en peine de lui trouver un intérêt.
 

« Quand on est jeune on croit qu’on cicatrise : elle avait appris qu’on doit s’amputer pour survivre. »

Vacciné après la lecture de King Kong théorie, je ne me voyais pas rouvrir un roman de Virgine Despentes tant la vulgarité et le style trash me dérange. Je remercie Erwan d’avoir insisté avec raison. Notre société déshabillée de ses mensonges ressemble peut-être à la vision de Virgnie Despentes. Sexe, nevroses, violence, vulgarité et abandon. 

 

Livre de poche, 2015, 428  pages pour 7,90

 

Lectori salutem, Patrick

Publié dans romans

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