Guillaume Pitron – La guerre des métaux rares

Publié le par Patrick Chabannes

"Il faut purifier huit tonnes de roches pour obtenir un kg de vanadium, seize tonnes pour un kg de cérium, cinquante tonnes pour l’équivalent en gallium, et le chiffre ahurissant de mille deux cents tonnes pour un malheureux kilo d’un métal encore plus rare, le lutécium. »

Un cri d’alarme géopolitique.Une contre-histoire du monde qui vient. Les métaux rares, une trentaine de matières premières aux noms mystérieux contenues dans l’écorce terrestre, un concentré d’atomes aux propriétés inouïes, sont vitaux pour les green tech : les technologies de l’information et la transition écologique. 

 

Résultat d’une enquête de six années,le livre de Guillaume Pitron, préfacé par Hubert Vedrine, offre au citadin émerveillé par la fée électricité l’envers du décor sous tous ces aspects : industriels, capitalistiques, géopolitiques, environnementaux et dessine les futurs possibles dont celui de la France, un géant minier en sommeil.

 

Alors que l’UE en 2017 publie la liste des matières premières critiques, pourquoi la COP 21 ne mentionne-t-elle pas les terres rares ? La régulation de leur mode d’extraction semble pourtant vitale. Quel compromis furent acceptés dans le secret des cabinets ?

 

Devant la pollution engendrée par leur production et le circuit trouble de son recyclage (décharge ghanéenne…), l’Occident a délocalisé sa pollution offrant à la Chine, prête à tout pour reconquérir sa place de première économie mondiale, l’essentiel de la production et une arme géopolitique de première grandeur. (2010, embargo de la Chine contre le Japon)
La visite au village du cancer en Mongolie intérieure, à Baotou géré par le géant minier Baogang est édifiante. Le Kazakhtan, l’Amérique du Sud, l’Afrique sont en voie d’exploitation massive.

 

 

Soyons positifs

  • Les terres rares sontelles rares ? Il semblerait qu’elles ne soient pas rares et largement distribuées sur la Planète. 
  • Leur extraction estelle polluante ? D’après diverses sources il serait possible de respecter l’environnement mais le coût unitaire serait alors beaucoup plus cher.
  • Cet article, parmi d’autres, propose la contradiction au livre de Guillaume Pitron :https://www.renouvelle.be/fr/debats/lenergiedurable-se-developpera-sans-terres-rares

 

Éditions Les liens qui libèrent, 2018, 250 pages plus 10 pages de bibliographie et 25 pages d’annexes sous forme de tableaux sous-tendant le propos, pour un très léger 20€.

 

Lectori salutem, Pikkendorff

 

Publié dans Economie, Essai

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