Leonid Youzefovitch – La route d’hiver, Iakoutie, 1922 – 1923

Publié le par Patrick Chabannes

« La nature tragique du monde est telle qu’à la naissance d’un héros surgit aussi son adversaire (Junger) »

Août 1922, alors que la victoire semble avoir choisi son camp, le Général Blanc Anatoli Pepeliaïev (1891 – 1938) forme un détachement de volontaires pour soutenir l’insurrection antibolchevique en Iakoutie, l’une des zones habitées les plus froides du globe. Se dressera face à lui Ivan Strod (1894 – 1938), un anarcho-communiste, Commandant de l’Armée rouge. La droujina de Sibérie de Pepeliaïev parcourra 2 000 verstes (1 verste = 1 066,80 mètres) par -40°c à travers montagnes et taïga, par les lits des fleuves gelés.

Un livre d’histoire, d’amour, de vie pour les passionnés de la période révolutionnaire russe.  

« Pour l’un d’entre eux, cette rencontre sera la grande heure de sa vie, pour l’autre, le début de la fin. En cet instant, ils en pensent pas l’un à l’autre et ne se doutent pas que leurs noms seront à jamais inséparables. »

 

Édit de Anatoli Pepeliaïev

"Un mouvement véritablement populaire se doit de revendiquer l’oubli des offenses passées et non point, la haine, la vengeance et une justice sommaire.

  • Ceux qui se sont rendus avec ou sans armes ne doivent être persécutés en aucune façon combien même ils auraient dirigé des unités de l’armée rouge.
  • Les commissaires et les communistes pris au combat sont retenus jusqu’au jugement du Pouvoir populaire.
  • Aucun chef militaire n’a le droit d’appliquer à quiconque la peine de mort.
  • Garder à l’esprit que nous luttons contre un pouvoir et non pas contre les personnes isolées.
  • Apporter une aide médicale ou soldats rouge blessé.

Le plus incroyable et que cet édit fut strictement respecté au cours des 10 mois que Pepeliaïev passa en Iakoutie."

 

« La nourriture appartenait à tous, en faire le commerce était considéré comme honteux et les Iakoutes laissait cela aux Russes, aux Tatars et aux Juifs. » 

 

« Le gel fait sa tournée nocturnes à pas sonores, sur la Léna. Tels des points noirs immobiles et recroquevillés, ceux que la mort avait saisis-là étaient dispersés sur la neige. »

 

Un livre à réserver aux passionnés tant le propos historique et le contexte est fouillé tant sur les plans personnels, financiers, militaires, ethniques…..


Les éditions Noir sur Blanc, 2020, traduit du russe par Marianne Gourg Anruszewicz, 393 pages avec index et bibliographie pour un modique 24€ au regard du travail et de la traduction.

 

Lectori salutem, Patrick

Publié dans histoire

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