Robert Paturel - L’île des bannis

Publié le par Pikkendorff

"Donc si je comprends bien, vous me demandez d’organiser une prise de pouvoir par les militaires mais sans votre approbation, sans ordre écrit : un coup d’État, un putsch quoi ?"

Février 2035, la France va à vau-l’eau, le pouvoir se délite, l’anarchie règne. Le Président de la République, Paul Démais, ne voit qu’une solution : demander à Jean-Philippe Bonneville, général 3 étoiles de la Légion, de prendre les choses en mains sans trop mouiller les siennes comme cela s’apprend à l’ENA. Secondé par le colonel Aziz Ramane, français « non par le sang reçu, mais par le sang versé », il va mettre un programme radical de remise sur pied de l’autorité publique en terrorisant les terroristes comme le disait en Mars 1986 le regretté Charles Pasqua. Ceux-ci seront parqués et livrés à eux-mêmes sur une l’île Trévelec battue par le vents et les courants au large de la Bretagne : l’île des bannis.

 

« Celui qui se dérobe à l’action trouve des excuses, celui qui se voue à l’action trouve des moyens. »

L’ouvrage de Robert Paturel, Patu pour ses camarades du RAID, est celui d’un homme d’homme d’action qui a mis sa peau en première ligne pour notre confort, sa prose une verve pour appeler un changement, son combat éviter une guerre civile annoncée par ceux-là même qui la préparent : Hollande ou Macron, sa passion la France, sa vie les Autres.

« Sachez, Messieurs, que si la ponctualité n’est pas votre fort, il vaut mieux que vous partiez de suite car je suis intolérant sur le sujet. Attendez-vous au même respect que celui que vous dispensez, le respect est bâti sur des principes de réciprocité, le mépris aussi d’ailleurs ! »

Certes le programme de remise sur pied de l’autorité de l’État peut sembler radical. Toutefois l’on n’y trouve que des mesures de bon sens que la lâcheté collective et l’explication marxistes de la délinquance par les causes sociales ont supprimé de notre code pénal ou en empêchent la résolution ; service civique, instruction, autorité, honneur, histoire glorieuse de la France, reprise de contrôle du territoire, loi sur la nationalité et sur l’immigration…

 

« Un membre des forces de l’ordre qui ne pratique pas un sport de combat correspond un maître-nageur qui ne serait pas nager ou très mal. »

 Dans le cadre des violences faites aux femmes, il est décidé que l’homme sera expulsé de son appartement, sanctionné et ne pourra s’approcher de sa femme à sa sortie. En sus, pour permettre de comprendre ce que cela fait de se faire massacrer, il passera une soirée dans un club de boxe comme sparring-partner.

 

« Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé n'est pas cet étranger devenu fils de France Non par le sang reçu mais par le sang versé. » Pascal Bonetti in Le volontaire étranger de 1914
Je marquerai mon désaccord sur un point, page 63. Il me semble particulièrement imprudent de voir monter à bord d’un seul Frelon tout à la fois le général Président par intérim, les ministres de l’intérieur, de la justice, de l’équipement et du budget.

 

 

« La demande de gratification sociale est le premier péché de l’homme d’action. »

Je suis honoré d’avoir dans ma bibliothèques deux ouvrages dédicacés par Robert Paturel obtenus par l’entremise de mon ami Stéphane K : Mémoires du RAID (2011) et Les panthères noires de Bièvres (2016) - 

“Je compare un policier qui ne sait pas combattre à un maître-nageur ne sachant pas nager. Avoir la prétention de porter secours sans en avoir les moyens est une aberration, ou un suicide.”

http://www.quidhodieagisti.com/2016/04/robert-paturel-les-pantheres-noires-de-bievres.html

 

"Le combat c’est comme le flirt quand on veut aller plus loin, il faut aller plus près."

http://www.quidhodieagisti.com/2011/12/robert-paturel-memoires-du-raid.html

 

Commander : https://www.atelier-folfer.com/edition/edition4.html

 

Atelier Fol’fer, 2020, dessins de Mato, 125 pages pour un léger14€ bien mérité

 

Lectori salutem, Pikkendorff

Publié dans romans

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