Cindy Sander - de l'ombre à la lumière

Publié le par Patrick Chabannes

Sur scène tous les ouikendes depuis 10 ans, Cindy Sander rêve da la célébrité promise par les élogieux articles de la presse régionale et les applaudissements de la foule du samedi soir. La Nouvelle Star et d’autres émissions de téléréalité la firent connaître à un autre public, avide des scandales colportés par les paparazzi et la presse des faits divers. Un livre pour les fans d'hier et d'aujourd'hui, fidèles à Cindy ; un livre pour les artistes en herbe prêts à se faire dévorer par le cirque de la télé et ses hyènes bien pensantes; un livre comme catharsis pour aider cette jeune femme courageuse et volontaire à se relever et dominer le cloaque des médias et remercier Thierry Mugler et Julien Doré.

Pour ceux qui n’ont du monde de la téléréalité qu’une idée superficielle, voir pas d’idée du tout, le livre permet un regard dans ce monde parallèle où les acteurs sont, en vase clos, les comédiens et artistes, leur public et les média. Cela explique pourquoi chacun replonge pour une nouvelle saison d’émotions grossières et d’indignes manipulations psychologiques. Derrière la scène, d'insignes personnages sans talent manipulent les jeunes artistes pour fabriquer un spectacle à leur dépens. Le choc sur ces personnalités fragiles est assassin ; les média prompts à déchirer une proie facile achèvent le travail; les paparazzi assiègent et la foule, hurlant hier au Colisée devant les gladiateurs ensanglantés, mate, zyeute, jouis et perd son âme veule.

Ne reprochez pas à cette jeune femme l’idée d’étaler ses états d’âme au grand jour puisque dans cette époque putassière chacun, journalistes, romanciers, comiques, politiques ou sportifs se met en scène et parle de ses séances de psy, de sa famille, de ses envies sexuelles et de ses travers. Maladie du siècle certes, une question reste, lancinante, peut-on à bon droit se plaindre des médias tout en se mettant en scène ? L'artiste au XXIème est-il obligé de se dénuder pour s'exprimer ?

Remercions Élisabeth Canitrot, romancière qui, sous le nom de Ezil Tortinac, nous a ravi avec son Enfer à portée de main,  qui a prêté sa plume à cette catharsis d’une jeune artiste.

Lectori salutem, Patrick

Publié dans Musique

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