Les poèmes d’amour – Alexandre Pouchkine (1799 – 1837)

Publié le par Patrick Chabannes

Eudoxie ! aimez le temps presse ;
Profitez de vos jours heureux !
Est-ce dans la froide vieillesse
Que de l’amour on sent les feux ?

Stances, 1814, écrit en français

Avec à-propos et pour que les bellicistes n’effacent pas en nous le beau venu de l’Est, les éditions Circé proposent une traduction renouvelée des poèmes d’amour de Poushkine. Feuilletez, respirez, enivrez-vous, oubliez un instant….

À une belle qui prisait du tabac, 1814

Ou qu’une sexagénaire beauté,
En congés des grâces, retraitée des amours,
Dont tous les charmes tiennent sur une étagère,
Et donc le corps n’a plus un seul recoin sans rides
Médise, prie et baille,
Grâce à son cher tabac oubliant ses chagrins,

Mais toi, si belle…..

Avant tout, remercions Christine Zeytounian – Beloüs pour son travail de traduction, sa belle et synthétique introduction, le choix des textes et les notes pertinentes.
De la traduction, Christine Zeytounian avoue que l’exercice est difficile tant la respiration est si naturelle en russe. Sans chercher la rime, attendant que la phrase germe avec son rythme et ses assonances propres à l’image de la poésie de Pouchkine coulant de source….

 

Épigramme, 1814.

De ton épouse je me suis épris au point
Que si le sort m’en donnait trois d’un coup,
Pareilles à ta femme en tout,
À Satan j’offrirai deux d’entres elles pour rien,
Pourvu qu’il veuille bien accepter la troisième.

Imitation du français inspiré de JJ Rousseau, J’ai depuis peu vu ta femme nouvelle, épigramme VIII,

 

Portail en accès libre sur Alexandr Pushkin accompagné de sa traduction en français

 

Éditions Circé, Mars 2022, 145 pages de beautés enivrantes pour un léger 13€

 

Lectori salutem, Patrick

Publié dans poésie

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